TRÉSORS DES HAUTS DE FRANCE: Trésors architecturaux : La piscine de Roubaix

 

Plongée en plein coeur de l’ancien bassin textile Français, La Piscine est un musée atypique à l’histoire bien chargée.C’est sans débattre un des plus beaux trésor architectural de la région.

Elle est le symbole du renouveau d’une ville qui longtemps oscillé entre essor et déclin.

Dans les années 50, la Ville de Roubaix est surnommée « l ‘Usine de la France »

En effet l’industrie du textile est florissante, et des 4 coins de Roubaix, les usines poussent comme des …

Roubaix est alors une ville où il fait bon vivre, l’économie marche à plein régime, les usines textiles marchent à plein régime, la ville s’enrichie, des emplois sont créés : Roubaix prospère.

Reconnue ville d’art et d’histoire, la ville demeure célèbre pour son patrimoine architectural et pour l’essor économique qu’elle a connu durant la Révolution industrielle au xixe siècle, grâce à l’industrie textile, dont elle fut une des capitales mondiales au début du xxe siècle.

L’ère de la mondialisation s’installe en France, le textile synthétique venu d’Asie remplace petit à petit le coton et le lin fabriqués dans les usines de Roubaix. On assiste alors, impuissants au déclin de Roubaix.C’est l’ époque de la désindustrialisation
les usines ferment les unes après les autres La ville s’appauvrit et peine à remonter le pente.

Il faudra attendre la détermination de quelques maires élus comme Jean-baptiste Lebas, pour redorer , pierres après pierres, l’image défraichie et morne de Roubaix.

 

En 1927, Jean-baptiste Lebas commande alors à l’architecte Lillois Albert Baert une piscine dans le style Art Déco, afin d’en faire la « plus belle piscine de France »

La réhabilitation de la piscine en musée

Ils s’achevèrent à l’automne 2001, préparant le monument à une nouvelle vie…

Le programme du musée est à l’avant-garde d’un nouveau concept de musée tourné vers la vie sociale et économique. Le projet de Jean-Paul Philippon tire parti de cet objet pour faire du lieu central du projet, le bassin, un espace magique, où subsiste un grand miroir d’eau adaptable à toutes les scénographies.

Pour atteindre le cœur du musée, l’architecte multiplie les transparences et laisse deviner chaque partie de l’équipement en ménageant une progression dans la découverte du site.

On accède depuis l’avenue Jean Lebas par un long mur de briques, façade de l’ancienne usine de textile Hannart, discrètement travaillée en légers redents, signe fort du projet et de son inscription dans l’espace public et bâtiment très représentatif du patrimoine bâti, économique et social, de la cité textile.

Le fonds d’arts appliqués prend place dans l’ancien bassin dont les cabines de douche et de déshabillage sont transformées en vitrines et cabinets de consultation. La collection Beaux-Arts suit un parcours chronologique et thématique dans les anciennes ailes de baignoires. L’ancienne buvette devient le restaurant du musée et la boutique s’installe dans le décor spectaculaire de la salle des filtres. La mosaïque à décor marin des bords du bassin délimite une nouvelle scénographie, évolutive, mêlant un jardin de sculpture décorative et monumentale et, alimentée par un Neptune en grès (Le Lion), une pièce d’eau de quarante mètres de long que peut recouvrir un plancher pour l’organisation de réceptions, d’expositions, de défilés de mode, etc. Le jardin claustral est aménagé en jardin botanique textile (fibres, teintures, mordançage).

Dans les nouveaux espaces de l’extension, dont le projet a de nouveau été confié à Jean-Paul Philippon, le choix muséographique aussi bien qu’architectural est celui de la continuité avec le musée existant. Cela se manifeste dans les choix des matériaux, de la lumière et du mobilier muséographique, avec cette différence que les prestations d’aujourd’hui sont plus sobres et contemporaines que celles du bassin.

http://www.roubaix-lapiscine.com/le-musee/la-piscine/

En 2016, la piscine se paye une nouvelle jeunesse et se fait offrir  2000m2 supplémentaires.

Les espaces complémentaires interviennent à trois points de jonction avec l’existant :

Dans une aile neuve bâtie dans l’axe du bassin :

  • Une grande salle consacrée à l’Histoire de Roubaix : Autour d’un spectaculaire Panorama de l’inauguration de l’hôtel-de-ville (1911), cette salle évoquera l’histoire politique, sociale, économique, urbaine et culturelle de Roubaix.
  • Une galerie dévolue à l’histoire formelle, technique et politique de la sculpture moderne :
  • Cet espace s’organisera en trois séquences. La première évoquera les différentes réponses stylistiques sur des thèmes ou des principes éclairants (le portrait, la commande publique, le nu, l’art sacré, le travail…) qui cohabitent dans la sculpture aux XIXe et XXe siècles.
  • La seconde présentera, avec notamment l’atelier reconstitué d’Henri Bouchard, le métier et les techniques de la sculpture.
  • La troisième montrera comment, dans la période moderne, la sculpture de monument public est l’expression artistique la plus liée à la commande publique et au pouvoir politique.
  • Une seconde salle d’expositions temporaires :
  • Cette salle sera attenante à la grande salle déjà construite dans le musée de 2001. Elle fonctionnera de manière autonome ou liée à la première salle et permettra alors d’offrir un vaste espace de près de 900 m2.
  • Un espace d’accueil des entreprises et des groupes près de l’auditorium pour les besoins liés à l’activité séminaire et aux conférences

Avec un nouveau bâtiment contigu à l’ancienne entrée de la piscine :

  • Une galerie réservée à la présentation du « Groupe de Roubaix » :
  • Cet espace permettra de présenter de façon permanente les œuvres des artistes attachés au Groupe de Roubaix qui ouvrit, après la seconde guerre mondiale, le Nord – Pas-de-Calais à l’art contemporain.
  • • En sous-œuvre de la nouvelle galerie du Groupe de Roubaix, des espaces de vestiaires et de repos pour le personnel du musée.
  • Une création neuve, rue des Champs, au niveau de l’accès technique existant, accueillera des locaux de maintenance (stockages, atelier menuiserie) et l’atelier de restauration des collections.

La ville cherche néanmoins à lutter contre les difficultés liées à la désindustrialisation des années 1970-1980 : une forte présence étudiante (EDHEC, ENSAIT, ESAAT, Université de Lille…), le développement de nouvelles filières économiques (numérique, créative et culturelle…), une politique culturelle (La Piscine – Musée d’art et d’industrie André-Diligent, Condition publique, Colisée, Archives nationales du monde du travail, Street Art, etc.), et une grande capacité innover (Maisons à 1 €3, Zéro Déchet4, Agriculture urbaine…) en font une ville riche de nombreuses initiatives avec une forte identité, qui ne laisse pas indifférent, et génère parfois un attachement viscéral de ses habitants.

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